Institut Européen des Arts Céramiques

Association pour l’enseignement, la formation et la diffusion des arts céramiques en France et à l’étranger

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2008 - Émilie Satre

Janvier-Mars 2008

Accueil à l'IEAC à Guebwiller

Accueil d'Émilie Satre à l'IEAC en janvier 2008

L'IEAC accueille pour une résidence de trois mois la plasticienne Émilie Satre. Son projet de travail est de réaliser un ensemble de sculptures en porcelaine en utilisant les techniques du moulage. Elle bénéficie des espaces de travail et des infrastructures techniques de l'institut ainsi que de l'assistance ponctuelle des enseignants de l'IEAC.

Elle nous livre dans ces quelques lignes l'essentiel de ses préoccupations artistiques.

"Ma démarche est le fruit d'une utopie, celle d'une échappée, d'une fuite dans un monde onirique. Comme toute utopie, elle se heurte à ses contradictions et porte en elle les germes de son échec : entre l'enchantement et le désenchantement.

Ma pratique picturale est une errance, une " promenade " se refusant à toute préméditation, l'enjeu étant dans le présent de l'image en train de naître et l'observation de ses métamorphoses dans le dialogue constant entre la forme et l'informe, la pensée et le mouvement.

Le dessin se déroule en suivant le mouvement du corps. Le papier est un espace mental, une arène. Il est un microcosme où se déploient des énergies.

Le dessin m'oblige à une conduite humble. Il s'agit d'être dans l'instant, dans le trait. Les couleurs et les formes se voilent, se superposent. Elles se couvrent, se diluent ou s'effacent. Le mauvais geste, le geste maladroit ou mal à propos, appelle à continuer, à transformer, à rectifier. Le dessin se transforme jusqu'à son point d'équilibre.

Italo Calvino dans les " leçons américaines " propose la métaphore de la haie au-delà de laquelle on ne perçoit que le ciel. C'est en effet dans l'absence de visibilité que commence l'imagination. Ainsi, mes dessins dérobent plus qu'ils ne donnent à voir. Ils sont des questions. Les vides, les entre-deux, le hors champ, le recouvrement et la saturation deviennent alors des ouvertures, des passages. Au moment de l'accrochage, cette pensée du vide comme continuum, comme espace de la relation prend tout son sens dans l'élaboration d'un réseau de liens dans l'espace entre les sculptures et les dessins."

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